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L’arc de triomphe du Carrousel

Arc du Carrousel

L’arc de triomphe du Carrousel (1806-1809)

C’est après avoir repris le projet d’achèvement du Louvre que Napoléon Bonaparte ordonne la démolition des habitations qui encombraient encore la place du Carrousel. Ainsi dégagée et agrandie, cette place reçoit bientôt l’ornement d’un arc de triomphe dressé en hommage à la Grande Armée. Dessiné par Charles Percier et Pierre-François-Léonard Fontaine, l’arc du Carrousel se réfère explicitement aux arcs de triomphe de l’empire romain. Le monument comprend trois arcades dans sa largeur, ainsi qu’une arcade transversale.

Le décor sculpté de l’arc de triomphe du Carrousel, à la fois narratif et ornemental, est très riche. Sur les faces principales, au-dessus des arcades latérales, plus petites que l’arcade centrale, de grands bas-reliefs rectangulaires illustrent la campagne de 1805. Un grand relief semblable domine également chaque arcade transversale. Les Trophées d’armes et les Renommées logés dans les écoinçons des arcs, les frises d’enfants courant à hauteur des chapiteaux, les ornements des corniches et des voûtes complètent ce savant programme décoratif.

Sur chacune des deux grandes façades, quatre colonnes adossées, au fût de marbre rouge du Languedoc, terminées par un chapiteau de bronze à corbeille corinthienne, soutiennent un large tailloir à la romaine au-dessus duquel est disposée une figure en pied représentant un soldat de l’armée impériale en grand uniforme. Entre ces figures militaires, quatre reliefs, de même dimension que ceux situés plus bas, ornent l’attique.

L’arc du Carrousel était, à l’origine, surmonté d’un quadrige que Napoléon Bonaparte avait rapporté, en 1798, comme « trésor de guerre » à l’issue de la première campagne d’Italie. Pour compléter ce quadrige (les Chevaux de bronze de Constantin Ier, qui ornaient le dessus de la porte principale de la basilique Saint-Marc de Venise), le sculpteur François-Joseph Bosio (1768-1845) exécuta, en 1808, deux allégories de la Victoire, toujours en place. En revanche, l’œuvre dérobée fut restituée à la Cité des doges à la chute de l’Empire, en 1815. L’actuel quadrige est une copie, exécutée par Bosio en 1828, et placée sur l’arc du Carrousel sous la Restauration. 

 

arc du carrousel

Joseph Chinard (1756-1813)

Un Carabinier, 1806-08, marbre, statue de l’entablement de l’arc de triomphe du Carrousel, angle droit, face est (côté Louvre)

 

arc carrousel

François-Joseph Bosio (1768-1845)

La Paix conduite sur un char de triomphe (d’après l’œuvre originale restituée aux doges de Venise en 1815), copie exécutée en bronze, en 1828, encadrée par deux figures en plomb doré représentant des allégories de la Victoire, exécutées en 1808, Paris, arc de triomphe du Carrousel.

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