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Les Jardins du Palais-Royal

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Ouverts au public dès leur création, les jardins du Palais-Royal furent aménagés pour agrémenter la demeure parisienne du cardinal de Richelieu, alors Palais-Cardinal. Dessinés par Pierre Desgots, jardinier du roi aux Tuileries, les jardins du Palais-Cardinal se composaient de six parterres de broderie, de bassins alimentés par l’eau de la Seine (grâce à la pompe de la Samaritaine), de statues, d’alignements de marronniers et de de charmes.

A sa mort, Richelieu légua son palais à Louis XIII : la demeure prit alors le nom de « Palais-Royal ». Peu de transformations intervinrent dans les jardins, qui servirent de cadre aux divertissements et à l’éducation du jeune Louis XIV : Mazarin lui organisa en effet des chasses miniatures ; il y apprit aussi à monter à cheval et s’initia à l’art de la guerre grâce à des bastions en réduction.

Par la suite, le dessin des jardins fut transformé à plusieurs reprises. André le Nôtre le redessine en 1674, ainsi que son neveu Claude Desgots, en 1730. Abattus pour la plupart vers 1730, les vieux ormes et les marronniers centenaires laissèrent un grand bassin, des parterres de gazon bordés d’ormes taillés en boule et de nombreux bancs entourés de tilleuls. La construction des rues de Montpensier, de Valois et de Beaujolais réduisirent sensiblement la surface du jardin, tout comme la construction de nouveaux pavillons, dont la location devait renflouer les dettes du duc de Chartres, futur Philippe-Égalité. Ces différentes transformations renforcèrent l’animation d’un lieu de promenade déjà très apprécié des Parisiens.

Après l’incendie de l’Opéra, le duc d’Orléans fit construire en 1786 en plein milieu du jardin, à l’emplacement du bassin actuel, une salle  (« le cirque »), qui accueillit de nombreuses fêtes, des repas, des jeux, des bals, des tableaux vivants, aussi bien que des conférences littéraires et scientifiques. Dans l’enceinte des jardins du Palais-Royal, où la police n’était pas autorisée à pénétrer, des filles galantes tentaient d’aguicher les promeneurs. Sous les arcades du Palais-Royal, cafés, tripots et boutiques attiraient une foule parfois peu recommandable.

Le tracé des jardins fut de nouveau modifié sous le règne de Charles X (1824-1830) : les enseignes trop voyantes, les tripots mal famés et les femmes de petite vertu disparurent, sonnant le glas des belles années du Palais-Royal. 

Désormais, quatre doubles rangées de tilleuls taillés en marquise, plantés dans les années 1970, et des marronniers rouges, plantés en 1910, au nord du jardin, ombragent les allées où il fait toujours bon se promener. Un bassin central déploie ses jets d’eau en forme d’éventail vers deux vastes pelouses bordées de massifs fleuris redessinés par le paysagiste Mark Rudkin. Dans ces espaces clos de grilles, deux statues se dressent à la vue des flâneurs : Le Charmeur de Serpent, par Adolphe-Martial Thabard (1875), et Le Pâtre et la Chèvre, par Paul Lemoyne (1830).     

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